Ecoute ça d'abord :
Là
J'ai passé l'après midi au fond d'une boite fleurie remplie de poussière que j'avais déjà dévaliser il y a quelques temps, mais là les souvenirs sont venus me hanter. Souvenir d'une enfance, des lettres de deux parents qui s'aiment, l'un a marseille l'autre à nice. Sur ce un Tiboudoux qui vient s'rajouter un mercredi 16 janvier 1991 à 7h45. Voilà bientot 18 ans de tout ça. Je garde en tête une enfance joyeuse avec mes parents, mais trop courte. Plutard les mensonges sont venus rodait et c'est de la que je ne comprends pas certaines choses. Rares sont les photos de nous trois. Encore plus celle de toi Papa. Grace a toutes les lettres que j'ai pu lire cette aprèm, j'ai vu que tout l'amour dont j'ai besoin je l'ai eu quand j'étais petite. Tu aimais maman plus que tout et moi aussi j'étais ton Boubou. Je pense que jamais plus on ne m'offrira autant d'amour. Je ne sais pas ce qui c'est vraiment passer et je ne veux pas le savoir pour le moment de toute façon c'est comme ça c'est la vie. Je me sens égoïste je sais que je t'ai fais du mal et puis c'est pas ici qu'il faut que je te le dise c'est en face mais pour l'instant je n'y arrive pas. "Tout ça est assez personnel, toute façon je ne suis qu'un sale égoïste qui ne parle que de lui." Dans tes lettres tu dis que tu es mal dans tes baskets petit garçon dans un corps de jeune adulte et de plus jeune papa, mais au fond c'est de toi que je tiens mais reves et mes envies, partir loin sans se retourner mais la vie est mal faites on ne peut vivre de rien. C'est sur le front des marginaux c'est pas ce que tu avais imaginer pour ta fille. Rebel de ton temps avec tes jeans, tes bottes et tes tiagues, ta moustache, tes cheveux longs et ton cuir, les t-shirt de groupes de hard, les tournées, Berlin, lille, la Pologne. Un héros mon Papa je vous le dis. Je n'aurai jamais du réfuter ton vécu, j'ai une grande gueule comme maman j'avance tete baissée et j'fais pas attention à tout le reste. Mais comme toi j'ai des ailes aux pied et tracer ma route avec mon sac à dos c'est vraiment ce dont j'ai envie. Moi aussi j'veux avoir des kilomètres qui me colle aux pates, moi aussi j'veux m'barrer d'ici pour aller où je ne sais pas. Moi aussi j'veux aller loin rencontrer des gens et vivre mais à ma façon. Nos chemins se retrouverons j'en suis sure même si pour l'instant j'ai du mal à l'imaginer. je m'en veux et je t'aime Papa. Je t'aime très fort et si j'avais réfléchie on en serait peut etre pas là, je m'excuse. A très vite mon Papa, Je t'aime.
Edit : Parce que j'ai assez souffert pour rien , parce que j'en ai marre de m'en prendre qu'a moi même. Aujourd'hui c'est les larmes aux yeux que j'écrie, je panique a l'idée que plus jamais tu puisses m'adresser la parole et pour toujours tu me renie. Peut importe l'avis des autres tu reste mon père et ça m'bouffe de plus te voir, ne plus t'entendre, juste te croiser en total inconnue.
L'ignorance est ce qui fais le plus mal. Aucun de nous n'est gagnant dans cette histoire et aujourd'hui Papa j'aimerai tant te revoir.
J'ai fais certains choix dans ma vie que je regrette chaque jour.
Si seul'ment Papa j'pouvais à nouveau m'retrouver dans tes bras.
Parce que chaque jour tu me manque. Chaque jour une partie de moi s'éteint.
Je m'en veux tel'ment... Alors j'essaie d'oublier que j'ai tout gacher.
Plongeant la tête dans le néant, attendant que la douleur s'éfface.